Trafic de blog.

Pour des raisons que je n’ai pas le courage d’analyser et encore moins d’exposer (identitaires sans doute), je n’arrête pas de changer de blog. De pseudonyme aussi. C’est dommage, j’étais plutôt fière d’être parvenue à écrire régulièrement pendant plusieurs années. Il aura fallu que, comme tout le reste dans ma vie, j’arrête.

Mais au fond, une espèce de fidélité plutôt inconsciente me pousse à revenir aux fondamentaux à mes premiers pas. C’est probablement cette même fidélité qui m’aura soustraite au suicide.

Comme une sorte de serment.

 

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Encore et toujours du mal-être.

Ce soir, je me sens dévastée. Quoique pas tout à fait: il me reste de l’énergie, que je vais utiliser pour sortir, puisque l’occasion s’est présentée, je n’ai eu qu’à dire « oui ». Je sors avec une copine qui en a, aussi, bien besoin. Je me dis que rendre service va peut-être me rende service. Elle a subi un échec professionnel cuisant il y a peu, est sous antidépresseurs depuis quinze jours. Elle est musicienne et chanteuse, ce soir, il s’agit d’une scène ouverte. Pleine d’énergie, bien que son partenaire de musique soit malade ce soir donc absent, elle connaît tous les gens du bar, et je ne doute pas qu’elle va chanter ce soir. Je ne lui ai pas dit dans quel état j’étais, ni qu’elle m’épate complètement à être si vivante alors qu’elle va si mal.

J’ai bien envie de pleurer, je me sens abandonnée de tous – là où, pour la plupart, c’est moi qui les abandonne, en pratique. J’ai été réellement abandonnée seulement par mon amie, avec qui je devais partir ce week-end, mais qui me fait faux-bond, au motif que sa mère fait la gueule de ne pas la voir assez. Je crois que c’est la pire raison qu’elle pouvait me donner pour me laisser tomber, alors que je me faisais une joie de partir en week-end avec elle. Surtout quand on sait le rapport que j’ai à la mienne, et plus largement, quand on sait le rapport que j’ai aux « devoirs » de cet ordre. Elle m’aurait dit qu’elle avait rencontré quelqu’un, je l’aurais bien moins mal vécu. Là, je ne digère pas.

J’ai l’impression d’être nulle, et que je n’aboutirai jamais à rien. Je n’ai pas la moindre parcelle de satisfaction émotionnelle. Demain, j’ai une échéance qui me fait peur, qui plus est, alors que ce devrait être un plaisir.